CRÉATION D’UN OBSERVATOIRE NATIONAL DE LA ROUTE

28-01-2016

Un Observatoire national de la route va bientôt voir le jour en France, a annoncé mercredi 27 janvier le secrétaire d’État au transport.

L’objectif de cet organisme est de superviser l’ensemble du réseau routier et de collecter le maximum de données pour connaître précisément son état.

Les collectivités, l’État, les gestionnaires routiers, la profession routière et les usagers des infrastructures routières pourront tous échanger des données au sein de cet observatoire.

Les travaux de l’observatoire seront animés par l’Idrrim (l’institut des routes, des rues et des infrastructures pour la mobilité), avec l’État, l’Association des départements de France (ADF, les départements gérant la voirie départementale), ainsi que des représentants de l’industrie routière (Usirf) et de l’industrie des ouvrages d’art (Strres).

Un nouveau site internet

Un portail va être mis en place dans les prochains mois pour diffuser gratuitement les données concernant le réseau routier national.

En septembre prochain, la plupart des données statiques (consistance du réseau, état du patrimoine, activité des gestionnaires et dépenses d’entretien) seront publiées sur ce site internet.

En 2017, ce portail comprendra également les vitesses maximales autorisées et des données de trafic en temps réel (accidents, travaux, fermetures de voies, volume de trafic, vitesse, longueurs de bouchons).

Ces nombreuses informations pourront ensuite être utilisées par les professionnels du secteur des infrastructures routières pour améliorer le réseau français.

Contrer la baisse des dotations d’entretien

« Ce réseau, qui assure 88 pour cent des déplacements de personnes et 88 pour cent des transports de marchandises, est un facteur déterminant de l’attractivité et de la compétitivité du pays », explique un communiqué du secrétariat d’État aux Transports.

« Depuis cinq ou six ans, on a une baisse des dotations d’entretien sur tout le réseau et tous les automobilistes peuvent le constater, la prolifération de nids de poule et de fissures sur les routes. Donc nous sommes inquiets et nous avons tiré la sonnette d’alarme », a déclaré Jacques Tavernier, président du syndicat de l’industrie routière française à France Bleu.

Cette collection massive de donnée, ou « big data », permettra également aux acteurs du numérique de proposer de nouveaux services aux usagers. Ainsi, le secrétaire d’État estime qu’avec l’ouverture des données sur le réseau national, « la route prendra ainsi toute sa part dans la révolution numérique ».



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