LANCEMENT D’UNE ÉCOLE D’INGÉNIEURS SPÉCIALISÉE DANS LES ÉNERGIES RENOUVELABLES

27-01-2016

La Commission des titres d’ingénieur (CTI) vient de donner son agrément à l’université de Perpignan pour la création d’une école d’ingénieurs spécialisée dans les énergies renouvelables.

À la rentrée 2016, 40 étudiants intégreront cette nouvelle école, nommée Sup’ENR, qui offre un cursus sur trois ans.

Jusqu’à présent, la formation ingénieurs de l’université de Perpignan était l’un des dix départements de l’école d’ingénieurs Polytech Montpellier. Sup’ENR s’est associée au groupe INSA et reviendra s’installer à Perpignan, devenant ainsi la 205ème école d’ingénieurs française habilitée par la CTI.

Deux laboratoires de pointe

La formation est doublement adossée aux laboratoires PROMES et ART-DEV. PROMES, dédié à l’énergie solaire, dispose d’une plateforme d’équipements solaires à concentration unique en France, notamment le four solaire d’Odeillo et la centrale solaire de Thémis. ART-DEV est quant à lui spécialisé en urbanisme, aménagement du territoire, gestion des ressources et développement.

Au cours de leur formation, qui démarre à Bac + 3, les élèves pourront ainsi confronter leurs acquis théoriques à la pratique.

Ils seront formés sur des sujets tels que la thermodynamique, la mécanique des fluides, les procédés et technologies énergétiques, mais aussi le stockage de l’énergie, les procédés solaires à concentration et le bâtiment à énergie positive.

Une filière en demande

La création de l’école intervient alors que la France a un besoin de plus en plus grand en ingénieurs dans le domaine des énergies renouvelables.

Le pays prévoit en effet dans le cadre des engagements de Grenelle de porter à 32 pour cent la part des énergies renouvelables dans la consommation énergétique finale en 2030.

Les engagements français en matière d’orientations stratégiques à mettre en œuvre dans tous les secteurs d’activité pour une transition vers une économie bas-carbone sur la période 2015-2028 (Stratégie Nationale Bas Carbone – SNBC) ont été réaffirmés par le gouvernement lors de la COP21.

Ils comprennent notamment une réduction de 54 pour cent des émissions dans le secteur du bâtiment, avec notamment le déploiement des bâtiments à très basse consommation voire à énergie positive et l’accélération des rénovations énergétiques.

Une réduction de 24 pour cent des émissions dans le secteur de l’industrie est également prévue par le biais de l’efficacité énergétique, l’économie circulaire et les énergies renouvelables.



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