ROUTE DE LA SOIE: LA CHINE ACCÉLÈRE LE RYTHME MALGRÉ LE RALENTISSEMENT ÉCONOMIQUE

31-01-2016

En ce début d’année 2016, la Chine accélère le rythme vers la réalisation de l’un de ses projets phares : une nouvelle route de la soie.

Pékin vient de faire de nombreuses avancées en termes de financement et de travaux pour faire renaître cette route mythique dans le cadre du projet  « ceinture économique de la nouvelle route de la soie », qui relie Xi’an jusqu’à Venise.

Un autre projet parallèle est en cours de réalisation : la « route de la soie maritime du XXIe siècle » qui complète la voie routière par une voie navale qui reliera Guangzhou à Venise. Récemment renommée « One Belt, One Road », la nouvelle route de la soie se divise en six corridors, quadrillant l’ensemble de l’Eurasie.

Ces investissements chinois dans les infrastructures routières et maritimes vont ainsi stimuler la circulation des biens dans de larges zones de l’Eurasie, de l’Asie du Sud et même certaines parties de l’Afrique et du Moyen-Orient.

Des milliards d’investissement

Pékin avait lancé en février 2015 le Silk Road Fund, qui comprend 40 milliards de dollars (36,5 milliards d’euros). Le pays pourra également compter sur la nouvelle Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures, avec 100 milliards de dollars de fonds.

« 2016 va vraiment être le coup d’envoi de ‘one belt, one road’. Toutes ces nouvelles banques vont entrer en service et délivrer les premiers crédits. La nouvelle route de la soie ne va pas changer la nature de l’économie chinoise, mais certaines entreprises, notamment dans les infrastructures, marcheront mieux que les autres grâce à ce plan », a déclaré Francis Cheung de CLSA, société de courtage basée à Hongkong, au journal Libération.

De nouvelles routes et lignes ferroviaires

Même si l’économie chinoise traverse une période de ralenti, les méga projets liés à la route de la soie progressent rapidement, sans aucun ralentissement en vue.

Par exemple, en novembre, la China Overseas Port Holding a signé un bail de 40 années pour prendre le contrôle de plus de 900 hectares autour du port pakistanais de Gwadar, sur la mer d’Oman, près de la frontière ouest du Pakistan avec l’Iran.

L’entreprise publique chinoise, qui a repris les opérations du port en 2013, a promis de dépenser plus de 1,5 milliard de dollars pour effectuer des améliorations portuaires, une nouvelle zone de libre-échange et une route vers l’aéroport. Des plans encore plus ambitieux comprennent des centrales électriques et un pipeline reliant le port à l’ouest du pays-continent.

Un rail à grande vitesse de 1800 km est également prévu pour relier la ville chinoise occidentale de Kashgar avec Gwadar au Pakistan.



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