SUISSE : VERS UN RÉSEAU DE TRANSPORT DE MARCHANDISES SOUTERRAIN

29-01-2016

La Suisse pourrait bientôt mettre en œuvre un réseau souterrain et automatisé pour le transport de marchandises afin de désengorger les routes et le rail, alors qu’une augmentation de 45 pour cent du transport de marchandise est prévue entre 2010 et 2030.

Un consortium d’entreprises privées, qui vient de terminer une étude de faisabilité, affirme dans un communiqué qu’un tel réseau est « économiquement intéressant et qu’il pouvait être financé par le secteur privé ».

Baptisé CST (Cargo sous terrain) ce projet doit voir le jour en 2030. Ses concepteurs espèrent améliorer « de façon déterminante l’infrastructure de transport de la Suisse » et à moyen terme, « transformer le monde logistique ».

Un projet techniquement et économiquement réalisable 

Selon les concepteurs du projet, l’étude de faisabilité montre que le système CST est réalisable « des points de vue technique et économique ».

Il s’agit d’une nouvelle voie de transport réservée exclusivement aux marchandises. Des véhicules de transport sur roues circuleront dans des tunnels à trois voies, à une vitesse constante de 30 km/h. Des caisses ou palettes de marchandises pourront être chargées dans le système ou déchargées de façon totalement automatique au niveau des points d’accès. Dans les centres villes, CST distribuera les marchandises vers leur lieu de destination de façon coordonnée.

Et le système serait même respectueux de l’environnement : par rapport à un mode de transport conventionnel, les émissions de CO2 par tonne de marchandise transportée sont réduites de 80 pour cent, selon le communiqué. Le système fonctionnera exclusivement avec des énergies renouvelables.

3,2 milliards d’euros d’investissement

La mise en service du premier tronçon d’Härkingen-Niederbipp à Zurich est prévue pour 2030. Par la suite, CST doit être étendu par étapes jusqu’à devenir un réseau suisse global.

Le consortium a déclaré qu’il élaborera au cours des prochains mois l’écriture d’un business plan et commencera à prendre des contacts avec des investisseurs. Les coûts d’investissement pour la réalisation de la première étape sont évalués à 3,5 milliards de francs (3,2 milliards d’euros), financés par le secteur privé.

Cependant, le projet doit encore obtenir l’aval des autorités fédérales. « Les discussions entre l’association de promotion CST et les services fédéraux compétents sont en cours », affirment les concepteurs du projet.



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